La société civile se frotte les mains

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    La société civile se sert des slogans comme celui-ci pour séduire les bailleurs de fond.

    Les élections arrivent

A la veille des échéances électorales au Cameroun c’est l’effervescence. Les partis politiques se préparent – ou font semblant de le faire, les institutions de régulation du processus électoral communiquent, les administrations et le régime font comme s’ils n’avaient pas participer à bidouiller le système en leur faveur. Bref tout le monde est content. Tout le monde sauf deux catégories d’acteurs : la société civile et les organisations internationales qu’elles soient étatiques ou non.

Les organisations internationales – ou partenaires internationaux s’inquiètent de la qualité du scrutin. Il faut bien ; des intérêts économiques ne sont jamais loin. La société civile indexe la faiblesse du système électoral. Il ne faut jamais oublier qu’on ne prête qu’aux riches. Mais ce n’est en fait que la façade. Cette société civile vise une chose : donner aux partenaires internationaux l’impression qu’ils sont des interlocuteurs, des groupes de pression capables d’infléchir les positions du pouvoir et pacifier le processus électoral. Mais qu’arrive t-il à la fin ? Fraudes, corruption, mea culpa. L’argent a été dépensé pour RIEN. Et l’année d’après nouvelles élections et pan ! Tout recommence. Récemment, l’Union européenne a remis 1 000 000 € à quatre organisations de la société civile. Et ce 22 octobre 2012, c’est l’ambassadeur de la République d’Allemagne au Cameroun, qui a confirmé avoir versé 38 000 000 € à une organisation. Ce n’est pourtant qu’un début alors que la date des élections de 2013 n’est pas encore connue.

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William Bayiha
Presqu'étudiant, presque curieux, presque reporter, presqu'intellectuel, presque sérieux, presque citoyen du monde... presqu'engagé !

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