Michaëlle Jean frileuse sur la question de la liberté de la presse au Cameroun (VIDÉO)

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La secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie Michaëlle Jean a effectué une visite officielle au Cameroun entre le 13 et 16 avril 2015. 

 

Michaëlle Jean en toge

La secrétaire générale de la Francophonie heureuse d’être Docteur Honoris Causa. (c) facebook.com

Au menu de la visite de la nouvelle patronne de l’OIF, des rencontres avec les autorités politiques – président de la République, premier ministre, ministres, etc. Discussions avec les groupes de femmes et de jeunes mais aussi descentes au campus de l’université de Yaoundé I où elle a été faite docteur honoris causa. Elle a également été à l’Institut des Relations internationales du Cameroun, la prestigieuse IRIC. Malheureusement, elle n’aura pas rencontré les (autres) acteurs de la société camerounaise – à part sans doute les opérateurs économiques conviés dans une salle de l’hôtel Hilton pour un bref échange. Pas de leader des partis politiques d’opposition. Pas de rencontre avec la presse… la suite…

Quand j’étais petit, je savais que le vélo c’était pour les gosses de riches

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J’ai appris à faire de la bicyclette lorsque j’ai passé mon brevet. J’étais inscrit au lycée d’Edéa et j’avais 16 ans.

Image vélo

Faire 100 mètres à vélo ne me semblait pas de ma condition sociale (c) www.caradisiac.com

Je n’oublierai jamais la première fois où je me suis laissé aller sur un vélo. La sensation d’être en liberté surveillée. Je roulais et je sentais en même temps qu’il suffisait que le vélo me lâche pour que je me retrouve sur le sol latéritique. Il fallait faire confiance aux forces de la physique et à la solidité précaire de l’engin que je chevauchais. Le vélo était un vieux zéphir originellement bleu et qui avait été repeint en noir avec un pinceau manifestement édenté. Une laide machine qui appartenait à un cousin de ma mère. Il avait trois ans de plus que moi et possédait le vieux vélo. Vieux ou pas, pour moi à cette époque, un vélo était l’horizon infranchissable de la réussite sociale. La bicyclette de mon oncle était trop élimée pour mériter que je considérasse son propriétaire comme une élite. Malgré tout je le suppliais de m’ « apprendre à pédaler ». Je caressais l’espoir de pouvoir acheter un vélo à moi, qui soit neuf et plus performant quand je serai grand. la suite…

05 raisons pour lesquelles je travaille désormais pour la télévision

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W.B. pleine interview avec un député.

En pleine interview avec un député. La politique aussi aime la télé. (c) un ami à moi.

Pour ceux que ça intéresse, j’ai changé de médias et de couloir. Je ne suis plus journaliste à La Nouvelle Expression depuis le mois de novembre 2014. Je travaille désormais pour une chaîne de télé. Spectrum Television. Les intimes peuvent l’appeler  STV (lire «es ti-vi»).

 

 1.Permettre au plus grand nombre d’être mieux informé.

Les faits me démentiront peut-être. Cependant par intuition, j’ai la conviction que la télévision est en train de s’imposer comme LE média dans le contexte camerounais. Le média que consomment les ménages sans modération. À peu près toutes les familles, même dans les campagnes, peuvent acquérir un petit écran et avoir accès au signal hertzien. Le public en presse écrite reste spécifique et constitué d’élites. Tout le monde ne peut pas acheter un journal à 400 francs CFA pour s’informer. Soit dit en passant, je n’ai aucun respect pour la radio privée telle qu’elle se déploie à Yaoundé. Elle manque de consistance. D’importants investissements ont été faits dans le domaine de la télévision ces dernières années par des intérêts privés. Mais les antennes restent vides. Je considère qu’il s’agit d’une opportunité important d’apporter au plus grand nombre davantage d’information afin de faire avancer la suite…