À propos des informations qui n’informent plus !

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J’en avais déjà l’idée, mais c’est par un des plus purs hasards que j’ai trouvé le prétexte de ce billet. Il faut toujours un prétexte, semble-t-il.

Ce matin, après une éternité sans y aller, je suis retourné sur Twitter. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai jamais été un utilisateur effréné de ce réseau social en particulier. Encore que je ne sois pas définitivement un fana des réseaux sociaux tout court.

Je me suis donc retrouvé sur Twitter et je me suis mis à parcourir le fil d’actualité. Une futilité par-ci. Un conseil bien placé par-là. une photo sur la Fête de l’Unité nationale du Cameroun qui joue les prolongations après les célébrations d’hier, un article de rfi.fr… Bref du classique.

C’est donc en revisitant les classiques que je suis tombé sur une information qui avait l’air d’être importante. Postée par L’Obs en ce dimanche matin, elle est nécessairement de la plus haute importance. Il faut comprendre, L’Obs, anciennement Le Nouvel Observateur, est un pilier de la presse magazine française. Peu importe si sa diffusion annuelle a baissé de 13 % en 2015, selon Wikipédia. Cela reste un fleuron.

Que diable nous annonce-t-on via un tweet signé L’Obs ? Eh bien c’est que la Corée du Sud se « tient prête » après un nouveau tir de missile nord-coréen… Et vous allez voir ce que vous allez voir, semblent souligner les guillemets !

Voilà donc le fait, la nouvelle, l’information. Il faut bien se résoudre à se dire que ces trois mots ressortent de la même signification aujourd’hui !

Parlons sérieusement. Qu’y a-t-il de bien nouveau dans l’information que nous assène L’Obs, qui reprend sans doute l’Agence France Presse ou une autre agence mondiale qui cultive le même sérieux ?

Sans sortir de Twitter et avec la volonté avouée de faire le moins d’efforts possibles, j’ai identifié une autre « information » du même type, sur le même sujet qui datait du 13 mai. Soit huit jours auparavant. Un lecteur beaucoup plus perspicace et patient pourrait trouver des centaines d’autres occurrences sur le même fait, avec les mêmes éléments de langage et la même fausse gravité.

 

Questions

Et la Corée du Nord n’est qu’un marronnier parmi tant d’autres. Famine et sécheresse en Somalie, migrants morts en méditérannée, la récession au Zimbabwe, bourdes plus ou moins vérifiées de Donald Trump, attentats non revendiqués de Boko Haram au nord-est du Nigeria, des Shebab en Somalie ou des Taliban en Afghanistan… La presse s’abreuve de ces informations qui tournent en boucle et qui n’informent plus ou très peu.

À quoi sert-il de revenir chaque jour sur des bilans toujours semblables des explosions à Maiduguri sans jamais savoir les détails des faits, sans jamais illustrer la détresse des familles, pointer les fausses annonces et alerter sur les manipulations de toutes sortes qu’implique la répétition stérile des faits ?

À qui profite ces cafouillages et ces bégaiements ? Est-ce aux journalistes et aux patrons de presse qui pêchent par paresse, pour les premiers, et par avarice pour les seconds ? Est-ce aux sources proches des milieux humanitaires toujours promptes à donner les détails sur les enfants qui meurent de faim et à demander sans sourciller des enveloppes pour alimenter leur budget ? Est-ce aux lecteurs-auditeurs-téléspectateurs-internautes qui trouvent là matière à alimenter leur curiosité et à se construire une conception fidèle de la réalité du monde ?

J’en suis venu à me demander si les gens de L’Obs – et pas seulement – se disent qu’ils continuent à informer avec de telles « informations ». J’ai brièvement pensé qu’ils n’y pensaient pas, puis qu’ils y pensaient et qu’ils n’en avaient rien à faire. Et puis je me suis regardé moi-même ! Difficile de se moquer quand on se rend compte qu’on marche soi-même de travers, qu’on se noie soi-même dans le même océan de médiocrité. J’ai rangé le petit sourire narquois qui commençait à poindre sur mon visage.

Rétrospective : putain ! que cette année était bonne

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Alors que l’année 2013 s’en va, je souhaite (sur invitation d’un célèbre mondoblogueur) revenir sur quelques faits qui m’ont marqué ces douze derniers mois. Désolé, je n’en ai que cinq et ils parlent de moi.

William Bayiha

1-      C’est obligé, je dois commencer par la naissance de ma fille il y a près de trois mois. Désolé pour ceux qui l’apprennent seulement maintenant. Les grandes joies ne sont-elles pas muettes ? Qu’elle est belle Seigneur, qu’elle est belle ! la suite…

Ma Licence en Histoire enfin !

Yaoundé I
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  • Après ma licence en journalisme, une longue histoire.
Yaoundé I

Le rectorat de l’université de Yaoundé I où j’ai obtenu ma licence en Histoire.

Je suis entré à l’Ecole de journalisme deux ans après mon Bac. Mais j’ai reçu ma licence en sciences et techniques de l’Information et de la Communication un an avant ma licence en Histoire. Que s’est-il passé ? Une histoire un peu touffue mais simple.

D’abord, j’ai mon Bac en 2006. Je rêve de devenir diplomate. Je fais deux ans au département d’Histoire de l’université de Yaoundé I. Mais quelques mois avant de débuter les cours en troisième année, j’ai une petite peur. Et si je ne réussis pas le concours d’entrée à l’Institut des Relations internationales après ma licence ? Puis, il y a l’appel du métier de journaliste que j’admire de loin sans jamais oser m’engager à en faire une profession. Je décide de passer le concours d’entrée à l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’Information et de la Communication avant d’avoir terminer ma licence en Histoire. Quand je réussis le concours, je décide de suspendre momentanément mes études à la faculté des lettres pour me consacrer à mes études de journalisme. Trois ans plus tard, je suis titulaire de mon diplôme et journaliste, de formation !

Puis tenant parole vis-à-vis de mes propres engagements, je décide de rentrer terminer l’année de licence que je n’ai pas pu terminer. Je l’ai fait durant l’année académique qui vient juste de s’achever. Les  résultats définitifs viennent d’être publiés et je suis « ADMIS » à avoir le diplôme de licencié en Histoire. Que vais-je faire de ce diplôme, je ne sais pas. Mais je suis content, la dernière fois que j’ai été aussi content c’est quand j’ai eu le Bac.

Ouf enfin c’est fait

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J’ai enfin un blog Mondoblog qui fonctionne, presqu’un emploi de journaliste, presque sûr que je veux faire du journalisme politique dans un quotidien et des émissions service à la radio, presque sûr que je vais poster dans ce blog des histoires politiques et d’autres sur mon vécu de jeune journaliste, je suis presque certain qu’il y aura de belles histoires, de laides et d’autres ni bonnes ni mauvaises. Je suis certain d’une chose ; c’est que je suis un journaliste d’aujourd’hui… Un Journaliste presqu’engagé.