Cyberjournalisme au Cameroun qui sont les prédateurs ?

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Des sites web, des webzines bâtissent leur notoriété sur le dos de ceux qui croient en l’avenir de la presse en ligne. Dénonciation.

La jungle des médias en ligne au Cameroun

L’univers des sites web d’information au Cameroun est semblable à une jungle. Le copier/coller impose sa loi. (c) webzine-crocblanc.e-monsite.com

Il serait vain de vouloir entourer ce coup de gueule de circonlocutions et d’ombres. Les principaux responsables de la stagnation de la presse en ligne au Cameroun sont connus et paradoxalement, ce sont des sites web d’information. Ils s’appellent camer.be, cameroun-info.net, cameroun24.net, africapresse.com, africatime.com, nkul-beti-camer.com, lemunen.com – encore qu’il s’agit de quelques uns qui ont repris au moins une fois mes articles. Leur faute, recopier du contenu tel quel produit par d’autres sites d’information et par la presse écrite et les mettre en ligne sans s’encombrer des dispositions légales relatives au droit d’auteur ou même de la politesse. la suite…

A Yaoundé, après les fêtes les éboueurs font grève

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Les ordures s’entassent dans la capitale camerounaise. Les éboueurs ont rangé leurs gants depuis le début de la semaine. ils se plaignent de n’avoir pas été payés lors du mois de décembre 2013. Des sources proches de la direction relativisent cette version.

Côté salubrité, l’annéHysacame commence bien mal à Yaoundé. Certaines rues du centre-ville de la capitale sont méconnaissables. Des tas d’ordures s’amoncellent depuis quelques jours. Au lendemain du Jour de l’An, ce n’est pas vraiment la fête.
Le constat est simple, les rues ne sont plus balayées comme d’habitude. Les éboueurs de la société Hygiène et Salubrité du Cameroun ( Hysacam) chargée du ramassage des ordures à Yaoundé et dans le reste des centres urbains du pays ont rangé leurs gants depuis le début de la semaine. Ils accusent la direction générale de ne pas tenir ses engagements salariaux. Plus exactement, révèle une source proche de la direction, il s’agit de primes spéciales que cette catégorie de travailleurs a l’habitude de toucher chaque fin d’année.

Le malaise qui couvait depuis la mi-décembre est allé agrandissant au fur et à mesure que la semaine des fêtes de fin d’année s’approchaient. Après la Noël, les éboueurs ont décidé de passer à l’action. Le 31 décembre 2013, ils ont pris d’assaut l’agence régionale de Yaoundé, barricadant l’entrée et séquestrant les responsables encore présents. Selon des sources proches de l’entreprise, certains cadres ont dû passer la nuit de la St-Sylvestre dans leurs bureaux.

La situation est loin de s’apaiser ce 2 janvier 2014. Les journalistes venus s’enquérir de la situation sont tenus à distance par les équipes en charge de la communication. Mais des informations non officielles font état de négociations entre le patronat et les salariés. L’objectif en est bien évidemment la levée du mot d’ordre de grève et la reprise du travail dans la sérénité en 2014. Pour la main-d’œuvre cependant, la reprise ne peut être possible que si les revendications sont prises en compte et soldées toutes affaires cessantes. En souvenir de la journée du 31 décembre, une partie de l’équipe des cadres a préféré faire la grasse matinée ou carrément rester chez elle en cette première journée ouvrable de l’année, en attendant que les tensions s’apaisent.

L’année 2013 s’achève donc pour Hysacam à l’image de ce qu’elle a été en définitive. En mai dernier, une grève de même nature avait été déclarée à Ebolowa dans le sud du pays. Les grévistes réclamaient là encore le paiement de deux mois d’arriéré de salaire ainsi que neuf mois d’arriéré de prime de savon.

Ce texte a également été publié ici.

 

Rétrospective : putain ! que cette année était bonne

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Alors que l’année 2013 s’en va, je souhaite (sur invitation d’un célèbre mondoblogueur) revenir sur quelques faits qui m’ont marqué ces douze derniers mois. Désolé, je n’en ai que cinq et ils parlent de moi.

William Bayiha

1-      C’est obligé, je dois commencer par la naissance de ma fille il y a près de trois mois. Désolé pour ceux qui l’apprennent seulement maintenant. Les grandes joies ne sont-elles pas muettes ? Qu’elle est belle Seigneur, qu’elle est belle ! la suite…

Cameroun : la République à feu et à sac

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Il ne se passe plus une semaine sans qu’une administration ou un établissement public ne soit victime d’un incident. Incendie et cambriolage.

Drapeau

Les élections législatives et municipales du 30 septembre 2013 imposent au président de la République de procéder à un remaniement.

Le fait le plus récent remonte à la nuit du 13 au 14 décembre dernier. La préfecture de la ville de Dschang, dans l’ouest du pays a été volée.  Ceci dit, c’est au ministère de la Santé publique qu’il faut se rendre pour comprendre qu’il y a peut-être quelque chose qui ne va pas dans les couloirs des administrations au Cameroun. En l’espace d’une semaine, deux incendies se sont déclenchés dans les services de ce département ministériel. L’un dans les «services centraux», pas loin du cabinet du ministre, dans le bureau du directeur de la logistique. C’était le6 décembre 2013. Un malheur ne venant jamais seul, le vendredi 13 décembre une autre alerte au feu a été lancée à la direction de la Santé communautaire située un demi-kilomètre plus loin. Dans les deux cas, les sapeurs-pompiers n’ont pas pu empêcher le feu de se propager et aux flammes d’emporter de la «paperasserie». Tout ceci ne relèverait que de l’anecdote si une semaine auparavant deux événements de nature différentes, mais d’une curiosité égale n’étaient pas arrivés. Il s’agit de cambriolages à la Fédération camerounaise de football (la fameuse Fécafoot) et au ministère de la Défense. la suite…