Parce qu’il faut illustrer le tribalisme dans les médias

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Le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé – sorte de maire nommé – a conduit des déguerpissements dans certains bas-fonds de la ville. Une partie des victimes parle de tribalisme… Les médias non. Je crois que c’est à tort.

 

Affiche

Le collectif des Blogueurs camerounais a lancé une initiative de lutte contre le tribalisme il y a un an.

 

Quand je dis que les médias ne parlent pas des accusations de tribalisme, ce n’est pas vraiment exact puisque j’ai moi-même préparé un reportage sur la question. Et les pires critiques me sont venues de ma propre rédaction. L’article a été éjecté du journal du soir pour lequel il a été programmé. Pas de problème. Les raisons avancées par le pool édition tiennent en une phrase : sujet trop sensible et dureté du propos. la suite…

Michaëlle Jean frileuse sur la question de la liberté de la presse au Cameroun (VIDÉO)

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La secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie Michaëlle Jean a effectué une visite officielle au Cameroun entre le 13 et 16 avril 2015. 

 

Michaëlle Jean en toge

La secrétaire générale de la Francophonie heureuse d’être Docteur Honoris Causa. (c) facebook.com

Au menu de la visite de la nouvelle patronne de l’OIF, des rencontres avec les autorités politiques – président de la République, premier ministre, ministres, etc. Discussions avec les groupes de femmes et de jeunes mais aussi descentes au campus de l’université de Yaoundé I où elle a été faite docteur honoris causa. Elle a également été à l’Institut des Relations internationales du Cameroun, la prestigieuse IRIC. Malheureusement, elle n’aura pas rencontré les (autres) acteurs de la société camerounaise – à part sans doute les opérateurs économiques conviés dans une salle de l’hôtel Hilton pour un bref échange. Pas de leader des partis politiques d’opposition. Pas de rencontre avec la presse… la suite…

A Yaoundé, après les fêtes les éboueurs font grève

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Les ordures s’entassent dans la capitale camerounaise. Les éboueurs ont rangé leurs gants depuis le début de la semaine. ils se plaignent de n’avoir pas été payés lors du mois de décembre 2013. Des sources proches de la direction relativisent cette version.

Côté salubrité, l’annéHysacame commence bien mal à Yaoundé. Certaines rues du centre-ville de la capitale sont méconnaissables. Des tas d’ordures s’amoncellent depuis quelques jours. Au lendemain du Jour de l’An, ce n’est pas vraiment la fête.
Le constat est simple, les rues ne sont plus balayées comme d’habitude. Les éboueurs de la société Hygiène et Salubrité du Cameroun ( Hysacam) chargée du ramassage des ordures à Yaoundé et dans le reste des centres urbains du pays ont rangé leurs gants depuis le début de la semaine. Ils accusent la direction générale de ne pas tenir ses engagements salariaux. Plus exactement, révèle une source proche de la direction, il s’agit de primes spéciales que cette catégorie de travailleurs a l’habitude de toucher chaque fin d’année.

Le malaise qui couvait depuis la mi-décembre est allé agrandissant au fur et à mesure que la semaine des fêtes de fin d’année s’approchaient. Après la Noël, les éboueurs ont décidé de passer à l’action. Le 31 décembre 2013, ils ont pris d’assaut l’agence régionale de Yaoundé, barricadant l’entrée et séquestrant les responsables encore présents. Selon des sources proches de l’entreprise, certains cadres ont dû passer la nuit de la St-Sylvestre dans leurs bureaux.

La situation est loin de s’apaiser ce 2 janvier 2014. Les journalistes venus s’enquérir de la situation sont tenus à distance par les équipes en charge de la communication. Mais des informations non officielles font état de négociations entre le patronat et les salariés. L’objectif en est bien évidemment la levée du mot d’ordre de grève et la reprise du travail dans la sérénité en 2014. Pour la main-d’œuvre cependant, la reprise ne peut être possible que si les revendications sont prises en compte et soldées toutes affaires cessantes. En souvenir de la journée du 31 décembre, une partie de l’équipe des cadres a préféré faire la grasse matinée ou carrément rester chez elle en cette première journée ouvrable de l’année, en attendant que les tensions s’apaisent.

L’année 2013 s’achève donc pour Hysacam à l’image de ce qu’elle a été en définitive. En mai dernier, une grève de même nature avait été déclarée à Ebolowa dans le sud du pays. Les grévistes réclamaient là encore le paiement de deux mois d’arriéré de salaire ainsi que neuf mois d’arriéré de prime de savon.

Ce texte a également été publié ici.