Homosexualité au Cameroun : gays et lesbiennes prennent d’assaut Internet

24 mars 2014

Homosexualité au Cameroun : gays et lesbiennes prennent d’assaut Internet

Lesbiennes afro
«Les répressions familiales et sociales envers les lesbiennes, nous sommes aussi humaines» (c) www.nkul-beti-camer.com

C’est connu, les possibilités qu’offrent les outils du réseau Internet sont intarissables. Et la multiplication des points de connexion semble avoir décuplé leur influence dans la société camerounaise sur tous les plans.  Grâce à ces nouveaux outils, les personnes homosexuelles au Cameroun  ont trouvé un allié de poids pour se défiler du regard condescendant et réprobateur de la société et de la législation. Groupes Facebook, blogs, sites de rencontre entre personnes du même sexe, des initiatives se multiplient en ligne pour rapprocher et renforcer les liens de solidarité entre les membres d’une communauté qui se sent menacée. Exactement comme l’indique ce slogan emprunté à une plateforme d’échanges entre lesbiennes made in Cameroon : «Les répressions familiales et sociales envers les lesbiennes, nous sommes aussi humaines» !

Un cri du coeur destiné à résumer le sentiment de plusieurs femmes confrontées au rejet systématique de l’homosexualité dans la société camerounaise. Le groupe compte quelque 762 «J’aime». Une performance pour un site public que de nombreux Camerounais inscrits dans les réseaux sociaux n’oseraient seulement pas visiter. Selon les statistiques piochées directement sur la page Facebook du groupe, le projet a été implémenté dès septembre 2012. Au moment où nous la consultons, la tranche d’âge de personnes qui a le plus cliqué sur le bouton d’adhésion est comprise entre 18 et 34 ans. Celle-ci se trouve principalement à Yaoundé, la capitale, et la période de progression de l’activité la plus forte se situe en octobre 2013.

En rapport avec les pages réservées aux «hommes qui aiment les hommes», le groupe des lesbiennes du Cameroun connaît un franc succès auprès de sa cible. Il ne suffit que de visiter l’animation de son mur d’actualité. Conseils sur la santé, dernières actu sur les membres de la communauté, hygiène intime, partage de liens sur le mouvement gay, messages d’encouragement mutuel, etc.  Ici, les discussions directes sont plus que rares et les abonnées ne se connaissent pas forcément. Mais en lisant les commentaires, il est clair que la relation phatique entre les membres est recherchée et que les habituées savent où se retrouver. D’ailleurs les administrateurs de la page n’hésitent pas à rendre compte des conférences et autres manifestations publiques auxquelles assistent des membres ; que ce soit au Cameroun ou à l’étranger. Seulement, aucun visage ne se dévoile.

Une activité sur les réseaux sociaux sans le visage de ses animateurs ? Ce n’est pas exactement la même chose dans les espaces en ligne consacrés exclusivement aux gays – homosexuels hommes. Même si certains utilisent des pseudonymes, l’identité de nombreux messieurs n’est pas un secret dans les groupes Facebook auxquels ils participent. Une raison à cela : les filles animent une page et même un blog tandis que les garçons semblent avoir opté pour des groupes.

Le temps des hommes

Le plus important groupe d’hommes homosexuels au Cameroun sur Facebook compte environ 500 membres et il faut passer par l’administrateur pour y avoir accès. Pour comprendre son fonctionnement, l’enquêteur curieux se voit contraint de se rabattre sur des groupes concurrents. Ceux-ci sont ouverts à tous les internautes. A partir de l’exploration de ces espaces réduits, il est possible de tirer les principales caractéristiques de ces outils de médiation.

Du point de vue du contenu en effet, les garçons ont des centres d’intérêt bien plus pratiques que les filles. Pour ces derniers les références au sexe sont explicites que ce soit à travers les photos que postent certains membres ou à travers les commentaires. L’utilisation des codes communautaires est ici la chose du monde la mieux partagée : dans les fils d’actualité on parle d’ «actifs», on se fait des photos de torse poilu et parfois lorsqu’un amis étranger tombe sur ces contenus, la gêne est à couper au couteau.

Les plateformes de mise en réseau des lesbiennes et des gays camerounais sont un moyen de se faire une idée de la vie à l’intérieur de la communauté locale LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres). Car en plus des conseils que les administrateurs de la communauté lesbienne peuvent laisser sur leur page, la cible elle-même se raconte au fil des jours. Il y en a aussi qui parlent de leur relation actuelle et qui n’hésitent pas à demander le soutien de la communauté. C’est le cas de l’auteur gay du commentaire suivant : «S.O.S mes frères ! Pardon, donnez-moi d’urgence une idée. Mon ami à moi vient de se faire menacer par mon grand frère et il a avoué notre relation gay. Que faire mes génies ! Je suis à court d’idée. Pardon, j’attends vos réactions». Une semaine après le post, les réponses se font toujours attendre, en vain. Il y a aussi des violences conjugales, des jalousies extrêmes et des viols. Sur 10 lesbiennes au Cameroun, sept auraient déjà été violée dans une relation hétérosexuelle, du fait de leur orientation sexuelle, estime l’un des administrateurs de la page qui leur est réservée.

Les armes de la répression

Internet agit également comme un promontoire pour attaquer directement le gouvernement. La communauté LGBT du Cameroun a ses stars dans la vie matérielle comme en ligne. Celles-ci s’appellent Me Alice Kom d’une part et d’autre part Eric Lebembe et Roger Mbédé, deux activistes homosexuels décédés dans des conditions troubles respectivement en juin 2013 et en février 2014. Des personnalités au profil particulier et dont l’actualité a souvent poussé le gouvernement à se prononcer. M. Lebembe par exemple a été retrouvé assassiné à son domicile à Yaoundé. Face à l’opinion des médias occidentaux qui accusaient le gouvernement d’avoir laissé prospérer des meurtres contre les homosexuels, le ministre de la Communication s’était cru obligé d’apporter des éclaircissements en indiquant qu’il n’y avait pas une politique de chasse aux sorcières contre les homosexuels au Cameroun. Mal lui en a pris puisque son mur Facebook a été pris d’assaut par les administrateurs des plateformes virtuelles de défense des intérêts de cette communauté sexuelle. Leur action semble avoir été si nuisible qu’il est aujourd’hui impossible de retrouver le compte Facebook personnel du ministre Issa Tchiroma. Un comble pour le patron de la communication au sein du gouvernement !

En même temps que les lesbiennes s’en prennent à Issa Tchiroma Bakary par exemple, internet les met également à la portée de leurs adversaires les plus acharnés. Leur principal ennemi, un certain Sismondi B. Bidjoka. Le journaliste et polémiste anime également une page sur Facebook qui compte plus de 4 000 membres. Entre autres sujets, il y dénonce les méfaits des pratiques célébrées par les gays et les lesbiennes. D’ailleurs l’un de ses plus récents post est le titre de son dernier ouvrage : Homosexualité, un crime contre l’humanité.

La multiplication des plateformes en ligne d’échanges entre personnes homosexuelles au Cameroun n’est pas une réalité récente, indique Mme Lamana, spécialiste de la veille stratégique et chercheur en Sciences de l’information et de la communication. Au-delà des aspects sociologiques qui peuvent expliquer cet état de fait, l’enseignante à l’Institut africain d’Informatique de Yaoundé constate que les personnes qui participent aux discussions dans ces groupes virtuels sont de plus en plus jeunes et se recrutent davantage parmi les garçons. Ce mouvement se conjugue à la recrudescence des espaces de promotion de la prostitution sur internet. Un phénomène qui concerne aussi bien les relations homosexuelles qu’hétérosexuelles. En plus de cela, force est de constater que la présence des espaces publics et privés consacrés à la vie homosexuelle, animés par des Camerounais qui vivent au Cameroun est un défi à l’option répressive de l’État.

L’homosexualité est en effet considérée comme un délit au Cameroun selon les termes de l’article 347 bis du Code pénal. Le régime de sanctions peut atteindre cinq ans de prison en cas de flagrant délit. Mais que peuvent les autorités lorsque des contenus explicites sont publiés sur la toile par des défenseurs de la communauté LGBT ? Pour les administrateurs des pages et des groupes, il s’agit de l’exercice de la liberté d’expression dans ce qu’elle a de plus essentiel. Un officiel du ministère de la Communication est d’avis tout à fait contraire sur la question. Il estime que même si aucun texte n’est encore disponible pour réprimer ce type de «dérives», on ne peut pas dire qu’il y a un vide juridique. Les contenus postés sur internet bénéficient de la protection de la loi sur la liberté de la communication sociale. Et la promotion de l’homosexualité pourrait être lue comme une atteinte aux bonnes mœurs. Cependant assure-t-il, la réflexion qui doit se tenir à Johannesburg, Afrique du Sud cette année sur le droit des contenus en ligne en Afrique devra être un début de solution.

Le plus important groupe d’hommes homosexuels au Cameroun sur Facebook compte environ 500 membres et il faut passer par l’administrateur pour y avoir accès. Pour comprendre son fonctionnement, l’enquêteur curieux se voit contraint de se rabattre sur des groupes concurrents. Ceux-ci sont ouverts à tous les internautes. A partir de l’exploration de ces espaces réduits, il est possible de tirer les principales caractéristiques de ces outils de médiation.

Du point de vue du contenu en effet, les garçons ont des centres d’intérêt bien plus pratiques que les filles. Pour ces derniers les références au sexe sont explicites que ce soit à travers les photos que postent certains membres ou à travers les commentaires. L’utilisation des codes communautaires est ici la chose du monde la mieux partagée : dans les fils d’actualité on parle d’ «actifs», on se fait des photos de torse poilu et parfois lorsqu’un amis étranger tombe sur ces contenus, la gêne est à couper au couteau.

Les plateformes de mise en réseau des lesbiennes et des gays camerounais sont un moyen de se faire une idée de la vie à l’intérieur de la communauté locale LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres). Car en plus des conseils que les administrateurs de la communauté lesbienne peuvent laisser sur leur page, la cible elle-même se raconte au fil des jours.  Il y en a aussi qui parlent de leur relation actuelle et qui n’hésitent pas à demander le soutien de la communauté. C’est le cas de l’auteur gay du commentaire suivant : «S.O.S mes frères ! Pardon, donnez-moi d’urgence une idée. Mon ami à moi vient de se faire menacer par mon grand frère et il a avoué notre relation gay. Que faire mes génies !  Je suis à court d’idée. Pardon, j’attends vos réactions». Une semaine après le post, les réponses se font toujours attendre, en vain. Il y a aussi des violences conjugales, des jalousies extrêmes et des viols. Sur 10 lesbiennes au Cameroun, sept auraient déjà été violée dans une relation hétérosexuelle, du fait de leur orientation sexuelle, estime l’un des administrateurs de la page qui leur est réservée. 

Les armes de la répression

Internet agit également comme un promontoire pour attaquer directement le gouvernement. La communauté LGBT  du Cameroun a ses stars dans la vie matérielle comme en ligne. Celles-ci s’appellent Me Alice Kom d’une part et d’autre part Eric Lebembe et Roger Mbédé, deux activistes homosexuels décédés dans des conditions troubles respectivement en juin 2013 et en février 2014. Des personnalités au profil particulier et dont l’actualité a souvent poussé le gouvernement à se prononcer. M. Lebembe par exemple a été retrouvé assassiné à son domicile à Yaoundé. Face à l’opinion des médias occidentaux qui accusaient le gouvernement d’avoir laissé prospérer des meurtres contre les homosexuels, le ministre de la Communication s’était cru obligé d’apporter des éclaircissements en indiquant qu’il n’y avait pas une politique de chasse aux sorcières contre les homosexuels au Cameroun. Mal lui en a pris puisque son mur Facebook a été pris d’assaut par les administrateurs des plateformes virtuelles de défense des intérêts de cette communauté sexuelle. Leur action semble avoir été si nuisible qu’il est aujourd’hui impossible de retrouver le compte Facebook personnel du ministre Issa Tchiroma. Un comble pour le patron de la communication au sein du gouvernement !

En même temps que les lesbiennes s’en prennent à Issa Tchiroma Bakary par exemple, internet les met également à la portée de leurs adversaires les plus acharnés. Leur principal ennemi, un certain Sismondi B. Bidjoka. Le journaliste et polémiste anime également une page sur Facebook qui compte plus de 4 000 membres. Entre autres sujets, il y dénonce les méfaits des pratiques célébrées par les gays et les lesbiennes. D’ailleurs l’un de ses plus récents post est le titre de son dernier ouvrage : Homosexualité, un crime contre l’humanité.

La multiplication des plateformes en ligne d’échanges entre personnes homosexuelles au Cameroun n’est pas une réalité récente, indique Mme Lamana, spécialiste de la veille stratégique et chercheur en Sciences de l’information et de la communication. Au-delà des aspects sociologiques qui peuvent expliquer cet état de fait, l’enseignante à l’Institut africain d’Informatique de Yaoundé constate que les personnes qui participent aux discussions dans ces groupes virtuels sont de plus en plus jeunes et se recrutent davantage parmi les garçons. Ce mouvement se conjugue à la recrudescence des espaces de promotion de la prostitution sur internet. Un phénomène qui concerne aussi bien les relations homosexuelles qu’hétérosexuelles. En plus de cela, force est de constater que la présence des espaces publics et privés consacrés à la vie homosexuelle, animés par des Camerounais qui vivent au Cameroun est un défi à l’option répressive de l’État. 

L’homosexualité est en effet considérée comme un délit au Cameroun selon les termes de l’article 347 bis du Code pénal. Le régime de sanctions peut atteindre cinq ans de prison en cas de flagrant délit. Mais que peuvent les autorités lorsque des contenus explicites sont publiés sur la toile par des défenseurs de la communauté LGBT ? Pour les administrateurs des pages et des groupes, il s’agit de l’exercice de la liberté d’expression dans ce qu’elle a de plus essentiel. Un officiel du ministère de la Communication est d’avis tout à fait contraire sur la question. Il estime que même si aucun texte n’est encore disponible pour réprimer ce type de «dérives», on ne peut pas dire qu’il y a un vide juridique. Les contenus postés sur internet bénéficient de la protection de la loi sur la liberté de la communication sociale. Et la promotion de l’homosexualité pourrait être lue comme une atteinte aux bonnes mœurs. Cependant assure-t-il, la réflexion qui doit se tenir à Johannesburg, Afrique du Sud cette année sur le droit des contenus en ligne en Afrique devra être un début de solution.

 

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Commentaires

FBI
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Quelle histoire... Cette affaire d’homosexualité. Merci pour ton billet William

Serge Katembera
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Je t'ai connu plus radical sur cette question? Que se passe-t-il chez toi? :)

William Bayiha
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Il ne faut pas considérer cet article comme un encouragement envers les homosexuels. Quand je dois faire de l'opinion, je dis clairement ce que je pense de l'homosexualité. Et tu sais que je ne suis pas fan de cette orientation sexuelle. Maintenant lorsqu'il faut montrer comment cette communauté vit au Cameroun, lorsqu'il faut faire de l'information, je suis tout aussi intransigeant. Cet article est paru dans le quotidien (La Nouvelle Expression) où je travaille au Cameroun. Et malgré tout ce qui se dit sur ce pays à propos de sa législation anti-homosexuelle, ce travail ne semble pas avoir choqué outre mesure. Au contraire, les gens sont contents de savoir. Petite dialectique !

Serge Katembera
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c'est avancée sociale alors , cele me réjouit :)

William Bayiha
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Cet article est l'antithèse de ce qu'une certaine opinion a du Cameroun et des Camerounais. Lorsque je dis que je suis contre l'homosexualité, c'est en connaissance de conséquences. Je ne nourris aucune haine contre les personnes comme elles mais je combats cette orientation. Encore une fois, c'est une erreur de croire que cet article est une "avancée" pour la cause homosexuelle. C'est la confirmation que les Camerounais sont un des peuples africains les plus instruits des méfaits de la mondialisation des mœurs et de ses conséquences ! Et cet article leur permet de juger l'ampleur du phénomène dans la société.

Lesbiennes du Cameroun
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Et bien Mr William vous etes franc et c'est juste ce qui est demande aux Camerounais pas d'accepte mais de tolerer certes vu nos moeurs c'est pas facile a digerer. Neanmoins nous le sommes malgre ce que cela pourrait comme vous le dites creer c'est notre quotidien. Qu'on cesse de nous traiter de sectaires, de sorcieres, conditionnees et autres car il n'en est strictement rien de tout cela! Qu'on soit enprisonner pour avoir aimer est une chose vraiment grave. N'acceptez pas c'est votre droit mais ne nous torturez non plus car comme vous n'avez pas demande a etre ce que vous etes nous non plus n'avons pas demande! merci

William Bayiha
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Je comprends votre point de vue. Mais je suppose que vous avez parcouru mon blog. Je considère que le journaliste est un intellectuel dans une société. Je me considère comme le phare, je dois forcément m'éclairer et éclairer mon public. Je suis contre l'homosexualité pour des raisons objectives et logiques que j'ai développées par ailleurs.
Mais faudrait-il encore que cette conviction se fonde sur une connaissance acceptable de l'univers de l'homosexualité au Cameroun ? Comment vivent-ils ? Ont-ils les cornes sur la tête ou sont-ils des Camerounais comme tous les autres ? Y a-t-il un moyen de les reconvertir ? Les sanctions pénales sont-elles la solution la plus efficace ? Je suis contraint de me poser ces questions et de tenter d'y apporter les réponses les plus neutres possibles.

veloch
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Bonjour, les intolérants , un gay ou une lesbienne vous choque ? Bon, un mec tout nu avec des longs cheveux et paumé dans Douala. Ça vous choque pas, bon c'est un "fou". Lui a besoin de vous, mais c'est la tradition. Les homos s' en foutent de vos préjugés. Aidez les gens pour des vrais causes et non pour des personnes qui sont des citoyens normaux...
PS : Je suis hetero.
Ebola Gay

William Bayiha
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Ce qui me choque ce n'est pas l'existence des gays. Ils existent c'est un fait. C'est contre la normalisation des tentatives de normalisation d'une déviance que je m'engage.

William saka saka
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tu dis être contre l'homosexualité connaissant les conséquences. Eclaires nous sur ce sujet. Avec des éléments probants,pas des rumeurs...

Autre chose, que j'ai du mal à comprendre tenant compte des exigences de la rigueur journalistique, c'est que très souvent des gens écrivent des articles voire même des livres sans même jamais avoir rencontrer le moindre homosexuel.
L'ayant fait, je peux dire que le terme même de ORIENTATION SEXUELLE est inexact vu que ce n'est pas un choix.
Personne n'oserai dire d'un gaucher qu'il a fait le choix de l'être....

William Bayiha
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C'est quoi des éléments probants ? Des photos ?

Sur le plan de l'anatomie, les conséquences sont logiques. Le rectum n'a pas l'élasticité nécessaire pour être la voie quotidienne des relations sexuelles. (Ce lien est éloquent : https://forum.doctissimo.fr/doctissimo/accessoires-lingerie/homme-serviettes-hygieniques-sujet_146353_2.htm).

Et puis il y a un contexte socio-politique particulier qui fait de l'homosexualité une étape à franchir pour entrer dans certains cercles de pouvoir. S'il est vrai qu'aucune règle ne l'exige, il reste que les dépositaires du pouvoir ayant cette orientation et confrontés à la difficulté de recruter de nouvelles conquêtes font miroiter l'homosexualité aux plus jeunes. Au Cameroun c'est une réalité depuis les années qui ont précédé l'indépendance. Il ne faut pas s'étonner que dans l'esprit de certains, lutte contre homosexualité et nationalisme soient mêlés. De ce point de vue, le terme orientation sexuelle est exact !

PS On choisit d'être ou de faire de son enfant un gaucher, parce que la socialisation n'est pas de dire "OK ! comme tu es gaucher, tu vas serrer la main aux gens de la main gauche !" C'est précisément de dire, tu es né gaucher, mais tu vas obligatoirement apprendre à serrer la main aux autres de la main droite, te tenir à table comme tout le monde. La société c'est la règle générale, pas les règles particulières. On ne passe pas aux zoophiles ou aux cleptomanes leurs inclinations naturelles. L'inclination naturelle est un instinct. Les hommes font des choix !

William
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Le nombre de contre vérités ,enfin de conneries (pourquoi faire la langue de bois?) assenés dans ton ahurissant .

J'y reviendrais le soir, et dire que tu as modéré ta position sur le sujet selon certains....

William saka saka
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l'exemple que tu prends à la fin de ta réponse vient de me laisser sans voix. Si tu as un gamin gaucher tu vas lui apprendre à se tenir à table, parce que un enfant droitier on ne lui apprend pas, il le maitrise de façon inné?

Sinon pour préciser, le fameux gamin tu vas l'obliger à se servir de sa main droite à table, juste pour ton plaisir c'est ça .
j'ai survolé un peu mondoblog et j'ai constaté la récurrence du sujet homosexualité dans tes billets. "Pratique" que tu declares combattre.

Tu dois vraiment t'ennuyer...

laurent
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Salut je veux rejoindre la communauté