Kadhafi, putschiste à 27 ans

SÉRIE : LES DEUX CENTS COUPS

Je vous convie à découvrir l’épopée de Kadhafi. Il s’agit d’un des rares cas de coups d’État inspirés par une jeunesse insouciante et idéaliste sur le continent. Plus tard il y aura les exemples de Marien Ngouabi en République populaire du Congo ou encore de Thomas Sankara en Haute-Volta, l’actuel Burkina Faso. Dans cet épisode, nous allons voir comment comment un gamin de 27 ans a renversé la monarchie en Libye.

Le ciel est dégagé en cette nuit du 31 août 1969. Dans cette nuit claire une centaine de jeunes soldats s’affairent sur les routes de Benghazi et de Tripoli. Ils sont posés, sans pression. L’un d’entre eux, Mouammar Kadhafi est même allé au lit plus tôt que prévu dans la caserne de Garyounès, à Benghazi. Posé OKLM dans son bendo, il ne dort pas. Il écoute la radio. 

À 2 heures et demi du matin, la fine équipe lance des assauts. Elle les a patiemment préparés. Les mutins prennent tour à tour des garnisons, des dépôts d’armes et de munitions, s’emparent des véhicules. Dans le même temps, les hauts responsables de l’armée sont arrêtés. Le colonel Abdulaziz al Chelhi, le chef de l’unité en charge de la protection rapprochée du roi de Libye est interpellé alors qu’il dort. Il va essayer de se cacher en plongeant dans sa piscine. Peine perdue. Il est vite repêché et conduit en détention. Le prince héritier Hassan Reda est lui aussi neutralisé par les mutins. Il a bien essayé de se cacher en coupant l’électricité au palais et en trouvant refuge dans un placard. Mais il est vite retrouvé en mis aux arrêts. Quelques ministres sont aussi soustraits des bras de Morphée. 

Le dispositif sécuritaire de la monarchie n’a quasiment pas résisté. 

Le roi Idris Premier est lui-même absent du pays. Il est parti quelques jours plus tôt en Grèce pour sa cure thermale annuelle. D’ailleurs il aurait déjà transmis sa volonté d’abdiquer au bénéfice du prince héritier dès son retour. Prince héritier qui se trouve pour l’instant entre les mains des jeunes soldats.

Et Mouammar Kadhafi dans tout ça, me direz-vous ?

Eh bien lui et quelques autres amis se dirigent vers radio Benghazi pour y annoncer leur victoire. Cependant il y a un hic. Sa Jeep de tête se détache du reste du convoi par une erreur d’orientation. Les critiques avancent que le meneur de la révolution serait resté dans le confort de sa chambre pour écrire son discours de victoire. Quoi qu’il en soit, ce n’est qu’à 6 heures 50 que le leader arrive dans les studios de la radio. Musique !

Le matin du 1er septembre, les Libyens pourvus d’un poste récepteur apprennent alors pour la première fois ce qui est en train de se passer. Le communiqué n°1 est lu par la voix jeune mais ferme d’un officier que pratiquement personne ne connaît dans le pays. 

« Peuple de Libye, dit-il, en accord avec ta libre volonté, exauçant tes vœux les plus chers, répondant à tes appels incessants en faveur du changement et de la régénération, à l’écoute de tes incitations à la révolte, tes forces armées ont renversé le régime réactionnaire et corrompu dont la puanteur nous suffoquait et dont la vue nous horrifiait.

D’un seul coup, ta vaillante armée a fait tomber les idoles et en a brisé les effigies.

D’un seul trait, elle a éclairé la nuit sombre dans laquelle s’étaient succédé la domunation turque, la domination italienne et enfin la domination d’un régime réactionnaire et pourri. À compter de ce jour, la Libye est une République libre, gouvernée par elle-même, qui prend le nom de République arabe libyenne… »

Extrait du communiqué n°1 lu par le capitaine M. Kadhafi, le 1er septembre 1969 à radio Benghazi.

Quelques instants après, le prince héritier annonce dans un communiqué qu’il renonce à ses droits de succession et se rallie aux putschistes.

Le monde est choqué par cette annonce, en commençant par les capitales américaines, britanniques italiennes et françaises qui ont d’importants intérêts en Libye. Tout de suite les révolutionnaires rassurent. Ils envoient des émissaires dans les chancelleries pour les rassurer de leurs bonnes intentions à leur égard. 

Les Américains se persuadent, dans un premier temps, que le chef de ce ramdam est Saad al-Adin Abou Shua, un ex-officier de 34 ans. Dans l’opinion publique occidentale, Mouammar Kadhafi n’est que le porte-parole du Conseil de commandement de la Révolution. Cela prendra une semaine avant qu’on ne mette un visage sur ce nom. Kadhafi reprochera son imprudence au journal égyptien responsable de sa divulgation d’identité.

Le premier à reconnaître le nouveau gouvernement est le président égyptien Gamal Abdel Nasser.

Nous verrons tout à l’heure qu’il en est l’inspirateur, parfois sans le savoir.

Trois mois après avoir renversé les institutions, le Conseil de commandement de la Révolution publie sa composition. On apprend alors que le groupe est dirigé Mouammar Kadhafi, un lieutenant des transmissions âgé de 27 ans, récemment rétrogradé de son rang de capitaine pour indiscipline. Le putsch est réussi le 1er septembre, son chef sera promu colonel dès le 8 septembre 1969.

Mais comment peut-on organiser un coup d’État militaire contre une monarchie soutenue par les plus grandes puissances du monde et le réussir quand on a moins de 30 ans, et surtout sans effusion de sang ? Pour répondre à cette question, il faut d’abord savoir qui ce jeune homme téméraire. Ce Mouammar Kadhafi qui est-il ?

Mouammar Kadhafi naît en juin 1942 à Qasr Abou Hadi un village situé non loin de Syrte à l’ouest de la Libye. Selon sa biographie officielle nous apprend qu’il est le fils d’Aisha et de Mohammad Abdul Bin Salam bin Hamed bin Mohammad. 

Pour votre culture, sachez qu’il existe une controverse sur l’identité du père de Khadafi.

Mais la rumeur a été balayée par une enquête du site d’information bakchich.com qui a notamment consulté les archives de l’armée de l’air française.

En ce qui nous concerne, Mouammar Kadhafi est né en juin 1942 alors que son père entrait dans sa soixantième année. Au moment de sa naissance, il a trois sœurs tandis que tous ses frères sont décédés. Le vieux Mohammad Abdul Bin Salam bin Hamed bin Mohammad ne peut refréner sa joie. Il a vu le marabout du village pour avoir cet enfant. Ancien résistant à l’occupation italienne, le père vieillissant a une vie modeste, il est pauvre. C’est un simple berger qui possède un petit troupeau de chèvres et quelques chamelières de temps en temps. Et il est souvent parti pour faire paître ses bêtes. Le jeune Kadhafi passe donc le clair de son temps avec sa mère Aisha, ses sœurs et ses tantes.

Si le jeune enfant n’a pas l’âge de comprendre la marche du monde, il n’en demeure pas moins qu’il est marqué par la situation dans laquelle se trouve son pays en ce début des années 1940. 

Depuis 1911, la Libye est occupée par les Italiens qui y ont délogé les Ottomans et quand éclate la deuxième guerre mondiale, la colonie italienne est un champ de bataille entre les Alliés et les puissances de l’Axe. Et la Libye appartient aux puissances vaincues. 

À la fin de la guerre, l’Angleterre et la France se partagent une partie de l’ancien territoire sous domination italienne.

Entre temps, les États-Unis y ont déjà installé un base militaire dès 1943. Ils signent un accord avec le roi Idris Premier pour installer cinq bases au total en 1954. La Libye a été déclarée indépendante deux ans plus tôt et placée sous l’autorité d’un monarque, le fameux roi Idris donc.

Quand on lit ce contexte, on comprend que Kadhafi naît et grandit dans un pays occupé, humilié et écartelé par les puissances coloniales et impérialistes. Du point de vue familial, on le sait déjà, malgré toutes les polémiques que nous avons brièvement évoquées tantôt, la famille du futur Guide est pauvre. Mais ce n’est pas tout. 

En Libye à cette époque-là et peut-être de nouveau aujourd’hui, malgré l’occupation, les relations sociales sont fortement régies par la hiérarchie des tribus. Lui et sa famille appartiennent à la tribu des Guedadfa, des berbères arabisés et sans fortune. Dans cet environnement, le jeune Kadhafi n’a pour seul avenir et pour seul rêve que devenir berger comme son père. Il apprend donc toute la panoplie du parfait villageois. Agriculture vivrière de survie, marquer et garder le bétail familial, chasse aux oiseaux… 

Mais le gamin est animé d’une curiosité unique et une soif inextinguible d’apprendre de nouvelles choses.

Aussi son père décide de le confier à un professeur de religion qui passe de temps en temps au village. Là aussi, les qualités intellectuelles de Mouammar sont vites remarquées. Un de ses oncles, petit fonctionnaire de police, plaide pour que l’enfant déjà âgé de dix ans soit scolarisé dans une école primaire à Syrte.

On ne devient pas Kadhafi par hasard. Le villageois enjambe les six années du cycle primaire en quatre ans. C’est simple, notre jeune garçon connaît déjà tout le Coran par cœur quand il arrive en classe pour la première année. Le même jour, on le reclasse en deuxième année. À la fin de la semaine, il est admis à suivre les classes à partir de la troisième année.

Malgré les moqueries de ses camarades plus nantis, le jeune Kadhafi est tout aussi brillant une fois au collège. Il lit tout ce qui lui tombe sous la main, journaux, livres… À la maison, il écoute déjà BBC en arabe et aussi La Voix des Arabes. Une chaîne de radio lancée par l’Égypte où le président Gamal Abdel Nasser appelle à la prise de conscience du monde arabe contre l’impérialisme occidental. C’est cette radio-là qu’il écoute le 31 août 1969 avant d’aller prendre le pouvoir. 

Revenons à la vie de Mouammar adolescent.

Ses livres de chevets seront la Philosophie de la Révolution écrit par Nasser et la Révolte du Nil d’Anouar el Sadate. Il s’amuse déjà à imiter le tonitruant leader égyptien et affûte son discours devant ses camarades d’internat. Mais Kadhafi lit aussi des essais sur les révolutions française et russe. Il s’intéresse en outre, étant toujours au Lycée, à la figure d’Omar al-Mokhtar, un héros de la résistance à l’Occupation italienne. Le futur Guide ne pardonnera jamais aux Italiens de l’avoir fait exécuter en 1931. Il lui rend un vibrant hommage lors de la lecture du communiqué n°1.

Entre deux cours, entre deux lectures… Notre futur leader occupe son temps libre à organiser des manifestations contre la France devant le consulat de la République française. Il reproche notamment à Paris la colonisation en Algérie et les essais nucléaires au Sahara. À ce moment-là, il est aussi déjà anti-sioniste. Tous les 2 décembre, il commémore à sa manière la déclaration Balfour. 

Arthur James Balfour c’est le Premier ministre anglais qui permit le retour des Juifs en Palestine. C’est lui qui a ouvert la voie à la possibilité d’un État au projet sioniste. C’était le 2 décembre 1917. Tous les 2 décembre donc, notre lycéen sèche les cours.

Les critiques du Khadafi panafricain l’ont toujours décrit comme calculateur dans son rapprochement avec l’Afrique au sud du Sahara.

En lisant de près sa biographie, il n’y a rien de plus inexact. Figurez-vous qu’alors qu’il n’est qu’adolescent, il est frappé de plein fouet par l’annonce de la mort de Patrice Emery Lumumba en janvier 1961. On sait maintenant que le leader indépendantiste congolais a été tué par les bons soins de la CIA. À l’âge où les jeunes boutonneux cherchent à prouver leur virilité à ces jeunes demoiselles, l’intello du coin organise des obsèques symboliques et prononce l’oraison funèbre du défunt. La dépouille de Lumumba est martyrisée dans ce Congo profond, mais Kadhafi fait porter dignement son cercueil symbolique jusque dans la cour de l’école.

Un jour peut-être nous découvrirons qu’un jeune africain avait été troublé aux larmes en apprenant que le Guide a été lynché à mort dans le désert de Syrte le 20 octobre 2011.

Pour le moment, Mouammar Kadhafi a des convictions et il mourra avec elle.

En cette année 1961, les jeunes nassériens de Libye sont chagrinés par l’annonce de la Syrie de se désolidariser de l’Union politique entre Damas et le Caire sous la direction de Gamal Abdel Nasser. Ils se lancent dans une manifestation qui vire à l’émeute. Plusieurs commerces et des hôtels sont détruits. Kadhafi est banni des lycées de la région de Syrte. Il doit poursuivre sa scolarité et son activisme à Misrata, une ville côtière.

Autant Kadhafi est nassérien. Il supporte le raïs égyptien de manière tout à fait extraordinaire. Autant il voue une haine profonde à la monarchie et particulièrement au roi Idris 1er. Il considère que le souverain libyen est un faire-valoir. Entre nous, il n’a pas tort.

Idris 1er obéit au doigt et à l’oeil aux Américains, aux Britanniques. Ce roi arabe avait pris fait et cause pour la coalition Israël, France, Royaume-Uni quand Nasser avait décidé de nationaliser le canal de Suez en 1956.

C’est simple ! l’objectif du jeune Kadhafi est de faire tomber le roi compromis, exactement comme l’avait fait Nasser en 1952 en déposant Farouk 1er, le roi de l’Égypte.

En attendant, le jeune homme poursuit ses brillantes études.

Faisons un tour dans sa bibliothèque. Il lit beaucoup sur le socialisme utopique d’un Proudhon, les thèses de Karl Marx qu’il critique déjà, analyse le socialisme de ceux qui exercent effectivement le pouvoir en commençant par Mao Zedong et Fidel Castro. Il lit aussi Carl von Clausewitz, Ibn Kaldhun, Otto von Bismark, Charles Dickens, Abraham Lincoln, Sun Yat-sen, Montesquieu, Rousseau, le chantre de la démocratie directe. En 1963, l’homme qui est entré à l’école à 10 ans, obtient l’équivalent du baccalauréat lettres et philo. Il a 21 ans ! Mouammar est particulièrement passionné d’histoire militaire. Il dira plus tard que ces lectures n’étaient pas juste un passe-temps sur WhatsApp. Il voulait apprendre comment on s’organise pour prendre le pouvoir.

Assez logiquement, après son bac, Mouammar Kadhafi entre dans l’armée.

Il est inscrit dans l’académie militaire de Benghazi. La logique de Kadhafi est qu’on ne peut pas prétendre diriger un pays sans en connaître les rouages. Son entrée dans l’armée est un choix tactique. Avec ses camarades de lycée, ils ont un plan. Entrer dans les institutions du pays au mieux des capacités et des qualités de chacun.

La vie d’adulte frappe à la porte. Le leader déjà en train de mûrir entreprend une licence d’histoire qu’il ne terminera malheureusement pas, harcelé par sa formation d’officier. Si Kadhafi n’obtient pas son diplôme, c’est aussi parce qu’il passe le plus clair de son temps à préparer la future révolution.

En fait de préparation, il recrute soixante de ses camarades de promotion. Il les choisit minutieusement. Ils sont tous ressortissants comme lui de familles modestes. Ils se réunissent sur une plage à 110 kilomètres de la ville de Benghazi.

Tous les membres de ce groupe restreint sont soumis à une discipline de fer. Alcool et tabac interdits. Boîte de nuit et jeux de hasard aussi. Une partie de la solde doit être versée à la cause. Khadafi fait vœu de célibat tant que le roi Idris Premier n’est pas encore tombé. Certains conjurés font même voeu de chasteté. Dans tous les cas, nos amis sont des célibataires endurcis et se refusent à courir les filles. Faut-il le mentionner ? Le secret de tout ceci doit être absolu.

En formation, on voit en Khadafi un illuminé.

Personne ne le prend vraiment au sérieux. Très bien. Le jeune élève-officier tisse sa toile. Dans l’armée, mais aussi dans la sphère civile. Il continue à réunir ses compagnons même après la fin de la formation et les affectations. Les apprentis-putschistes volent armes et munitions sans soulever d’inquiétudes particulières dans la hiérarchie de l’armée et auprès des nombreux instructeurs occidentaux présents en Libye.

Et même lorsque Kadhafi est envoyé en stage en Angleterre, il reste extrêmement mobilisé pour sa cause. Plus, ce voyage va le renforcer dans sa conviction en deux choses. Primo, les coutumes ancestrales et le mode de vie authentique des Libyens doivent absolument être préservés. Secundo, la morgue, le sentiment de supériorité des Occidentaux est due au développement des infrastructures dans leur propre pays, pas à l’éclat de leur culture. En passant Khadafi se refuse à parler anglais, par principe !

La guerre des Six-jours entre l’Égypte et Israël début juin 1967 va contribuer à le radicaliser davantage.

D’abord parce que le roi Idris traîne les pieds pour soutenir le voisin égyptien et continue à livrer du pétrole à Israël. Sous la pression de l’armée, il envoie enfin un bataillon au Sinaï. Mais cette aide de dernière minute ne va pas être à mesure de retourner la situation en faveur de la coalition arabe. Le prestige de Nasser n’a plus été le même après cette cuisante défaite.

Le plus difficile à avaler pour Khadafi est sans doute le travail de contingentement des émeutes contre la communauté juive qui éclatent en Libye en réaction aux conséquences de la guerre des Six-Jours.

Les événements de politique internationale, l’ambition et les talents de manoeuvrier du jeune Mouammar Kadhafi quelle que soit leur importance ne peuvent pas à eux seuls expliquer la chute de la monarchie en Libye.

Le pays est proprement fracturé. Je vous disais tout à l’heure les ambitions des puissances impériales. Sur le plan intérieur aussi, il y a d’importantes divisions. Les chefs tribaux exercent une influence que les chefs militaires peinent à contrebalancer. 

Le roi Idris a plutôt les apparences d’un mystique.

Il vit reclus dans son palais de Tripoli. Et une fois par an, il se paie le luxe d’une cure thermale en Europe de l’est – Turquie, Grèce. Et comme je l’ai dit au début, il veut abdiquer au profit de son fils. Le Sénat en est informé quand il s’en va en vacances.

Il y a aussi un facteur qui peut expliquer la facilité avec laquelle ce coup d’État a pu être exécuté. Les hauts gradés de l’armée s’étaient déjà entendus pour faire tomber le roi Idris ou éventuellement le prince héritier. Ils en avaient averti les grandes puissances, en commençant par les États-Unis. Le coup devait être mené par le chef d’état-major de l’armée. Rien d’étonnant dès lors que le putsch n’ait pas vraiment surpris. 

La vrai surprise est venue de ce que les auteurs et les bénéficiaires du pronunciamiento ne sont pas ceux que tout le monde attendait. Les jeunes officiers ruraux qui sont arrivés au pouvoir à Tripoli ne comptent pas poursuivre sur la voie tracée par la noblesse tribale et les technocrates au pouvoir. Leur ambition est beaucoup plus simple : ils veulent renverser la table. Une révolte ? Non, sire un révolution !

NOTE SUR LA SÉRIE

L’Afrique a enregistré plus de 200 putschs et tentatives de putschs depuis les indépendances. Dans cette série de posts/podcasts, j’analyse différents pans de ces coups d’État dans l’histoire de l’Afrique. Les personnes impliquées – militaires mercenaires, instigateurs, les enjeux – opposition à la monarchie, divergences idéologiques, ou tout simplement le contexte sous-jacent à certains coups de force.

Prochain épisode – Comment Hassan II a échappé à des avions de combat

Partagez

Commentaires