Au chapitre de la gestion de la chose publique, la Boko Haram'isation est en train de s’imposer comme une arme utilisée par des responsables malhonnêtes.
Je n'oublierai jamais la première fois où je me suis laissé aller sur un vélo. La sensation d'être en liberté surveillée. Je roulais et je sentais en même temps qu'il suffisait que le vélo me lâche pour que je me retrouve sur le sol latéritique.
Ce matin-là, j'étais à la rédaction de « La Nouvelle Expression » à Yaoundé. Il n'y avait pas grand-monde. Un homme est entré. Grand, une barbe de plusieurs jours, la cinquantaine et vêtu d'un survêtement de sportif. Il voulait rencontrer un journaliste. C'était un jour de novembre 2013.